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L'AIDE
AU CALIBRAGE DES PROJETS Principes
pour une méthode de gestion du changement |
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I. Critique des conceptions
de conduite du changement II. Approcher la performance
par ses variations III. La théorie de
l'espace de chaînage IV. Un exemple de calibrage de la
gestion d'un hotel V. L'enjeu de la
formulation des performances attendues VI. Esquisse de quatre
familles de calibrage |
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VII. LES ETAPES DU RAISONNEMENT La situation de
départ Soit un objet, une personne, une action, une procédure,
une technologie, etc... à insérer dans un ensemble concret que nommerons un SITE,
SITE ayant des PERFORMANCES EXISTANTES et un fonctionnement donné. Nous appellerons ce qui est à insérer un INSERT. Cet
INSERT possède un fonctionnement propre se situant dans une gamme de
variations, imposant donc un calibre à l'intérieur duquel ces variations sont
sensibles. De l'insertion de l'INSERT dans le SITE, permet
d'attendre du SITE des PERFORMANCES ATTENDUES. Or, le fonctionnement du SITE
possède un certain nombre de calibrages, à l'intérieur desquels sont classés
par famille les différentes variations de fonctionnement. Les PERFORMANCES EXISTANTES : ces performances,
instantanées et cumulées, vont se décliner selon un ou plusieurs indicateurs.
Il est important que ces indicateurs portent sur l'activité générale du SITE.
Donc, chaque indicateur doit au moins rendre compte des multiples
interactions entre un ensemble significatif d'éléments du SITE. Les indicateurs des PERFORMANCES EXISTANTES ont une
syntaxe composée d'au moins quatre calibres : les "Buts tactiques",
les "Démarches d'actions", les "Domaines de gestion", les
"Substrats". Le problème à
résoudre Les fonctionnements du SITE et de l'INSERT ont donc des
calibrages différents. Nous poserons que la réussite dans l'atteinte des
PERFORMANCES ATTENDUES passe par une homogénéisation des calibrages du SITE
et de l'INSERT. Sinon, cet objet, cette personne, cette action, cette
procédure, cette technologie, en se pliant aux variations imposées par
l'espace de chaînage qui trame la gestion du SITE ne fonctionneront pas à
leur optimum. Une autre voie est possible : modifier les variations du
SITE de façon à ce que les conséquences de ces variations aboutissent aux
PERFORMANCES ATTENDUES. Les INSERTS seront les changements dans les éléments ou
les éléments nouveaux qui vont modifier les variations des éléments par
rapport à des PERFORMANCES ATTENDUES. Dans ce cas, il faut modifier les calibrages du SITE de
façon à ce que les nouvelles variations se situent dans des limites telles
que l'on obtienne les PERFORMANCES ATTENDUES. Les PERFORMANCES ATTENDUES : ces performances vont se
déclinées selon un ou plusieurs indicateurs qui seront parfois distincts des
indicateurs existants. Des PERFORMANCES ATTENDUES, l'équipe-projet, aidé par un
outil de calibrage à base connaissances, doit être capable de dégager une
série de calibres. On supposera que les indicateurs des PERFORMANCES
ATTENDUES ont une syntaxe composée d'au moins quatre calibres : les
"Buts tactiques", les "Démarches d'actions", les
"Domaines de gestion", les "Substrats". Rassembler les
éléments du SITE et de l'INSERT dans un circuit Faire du SITE et de l'INSERT un circuit qui réunit en
boucle l'ensemble des éléments qui interagissent entre eux. Il faut
identifier les éléments qui interagissent entre eux, de façon telle qu'on
peut les considérer comme reliés "en circuit". Dans le temps, les éléments vont passer par différents
états. Ces éléments doivent être définis par un calibre commun qui permette
de comparer les variations de leurs états dans le temps. Nous savons formuler des règles ou des lois sur le
fonctionnement d'ensemble d'un circuit. Les différences se mesurent dans le temps sur chacun des
éléments pris un par un. Les différences se mesurent dans le temps sur chacune
des relations globales. On obtient donc une série d'états successifs de la
totalité du circuit dans un laps de temps T. Formuler les
performances globales existantes et attendues Formuler dans l'outil les performances cumulées
attendues. Considérer que ces performances cumulées sont l'addition
de performances instantanées suivant des courbes de variation. Formuler les
voisinages de sensibilité aux variations de performance Le voisinage est une "surface perceptive" qui
perçoit les variations des performances. Cette surface perceptive à une différence ou à un changement. La différence est perçue parce que nous avons établi au
préalable un voisinage entre deux ou plusieurs parties (définition
topologique : "partie de l'espace contenant un ouvert qui contient
A"). Il faut aller de l'une à l'autre, donc poser une distance, une
surface, un espace de déplacement. Ou bien, le voisinage est un temps de
variation d'une image déjà donnée. Cela revient à dire : "déplacez vous ici plutôt que
là", "regardez ici plutôt que là", "raisonnez en mois
plutôt qu'en jour". * La différence est obtenu par le déplacement dans un voisinage. * Si nous sommes fixes, le changement s'obtient par
superposition selon des intervalles de temps réguliers, d'une image changeante.
Il faut mettre en relation une modification d'image avec
un intervalle dans le temps. La sensibilité est ici entendue comme l'aptitude à
déceler de très petites variations. seront donc tels des corps mobiles ou des
images variables par rapport à elles-mêmes. Le premier objet de gestion est
donc le "corps humain", à la fois mobile et doté d'une capacité
d'"imagination" et de "mémoire". On peut également s'attacher au déplacement d'une pièce,
à la transformation d'un produit au cours des différentes phases de sa
fabrication, aux rythmes, voire aux aléas d'une machine. Le repérage des
"problèmes de voisinage" Le circuit SITE+INSERT va regrouper une série de
voisinages, chaque voisinage étant affecté d'une variation plus ou moins forte.
On va classer ces voisinages entre eux. C'est ce que l'on va appeler les "problèmes à
résoudre". La mise au point
des calibres L'ampleur des variations possibles entre un minimum et un
maximum définit la taille d'un calibre. Comment déterminer la taille
judicieuse des informations à manipuler, de façon à se donner la sensibilité
perceptive ad hoc. A des tailles d'informations doivent être associés des
savoirs facilement manipulables dans un temps limité. Les informations sont
recueillies par centaines, mais il est coûteux de manipuler des savoirs sur
plusieurs centaines d'entités différentes. Les informations seront limitées
en "taille minimum". Raisonner en "mois" plutôt qu'en
jour est ainsi plus économique. Pour ce faire, les informations disponibles
seront recomposées pour "être au calibre" du calibre qui a été
choisi. A la contrainte de la taille minimum s'ajoute celle de
la taille maximum. L'information utile résulte d'un regroupement pertinent
des informations. La pertinence s'obtient par le choix judicieux de la taille
des informations que l'on regroupe. Obtenir la pertinence d'un regroupement
exige que les informations de base aient une taille maximum, afin que les
regroupements restent significatifs. Le calibrage ajoute une dimension supplémentaire à la
notion de voisinage : il spécifie des règles et des types de voisinage. Deux
objets, deux situations, etc... sont proches l'un de l'autre parce qu'ils ont
la même règle de voisinage. Premier geste : l'on affecte un voisinage à un calibre
donné, choisi dans une gamme générale de calibres. Second geste : l'on
examine les variations de performance par rapport au calibre choisi. Le calibrage organise un aller-retour entre des images
voisines, et les ordonne selon une recherche des relations significatives sur
l'ensemble des images. Il y a des tailles différentes de calibrage, il y a donc
des "calibres" au pluriel. Deux contours sont mis en relation : le contour régulier
du calibre et la ligne sinueuse, voire irrégulière, de la performance
calibrée. L'espace ou la surface variable entre les deux tores ou les deux
contours devient l'objet privilégié de l'attention. La détermination des nouveaux espaces de chaînage Du circuit SITE+INSERT, l'outil de calibrage doit être
capable de dégager l'objet ou les objets de gestion dont les variations
apportent une sensibilité maximum au calibre considéré. Ces objets de gestion
seront transformés en ESPACE DE CHAINAGE. Proposons une règle générale de choix d'un objet de
gestion qui sera développé en ESPACE DE CHAINAGE : "L'objet de
gestion choisi, pour être développé en espace de chaînage possible,
présentera le maximum de sensibilité à l'intérieur du calibre défini par les
indicateurs des performances attendues". Les fils de trame de l'espace de
chaînage sont à trouver dans les savoirs liés aux objets de gestion choisis En conclusion L'automatisation apportée par un outil à base de
connaissances apporte selon nous trois atouts essentiels : - la rapidité de comparaison entre les PERFORMANCES
EXISTANTES du SITE et les PERFORMANCES ATTENDUES pour dégager le calibrage le
plus pertinent, - l'exhaustivité des mises en relation du calibrage
choisi avec les différents objets de gestion, afin de déterminer le ou les
objet de gestion qui seront développés en ESPACE DE CHAINAGE, - la manipulation des variations des fils de trame de
l'ESPACE DE CHAINAGE afin de déterminer le ou les INSERTS permettant les
PERFORMANCES ATTENDUES. |
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